Virtualisation : Comment rationaliser vos investissements et réduire vos risques informatiques ?

Illustration de la virtualisation des systèmes informatiques


De plus en plus d’Entreprises se tournent vers la virtualisation. Quels sont les avantages de ce système devenu incontournable dans le domaine de l’infrastructure informatique ?

 

Choix du système

Il existe différents systèmes pour virtualiser une machine. Les plus connus au niveau de l’infrastructure serveur sont Hyper-V de Microsoft, vmware, virtualbox de Oracle et Citrix. Le choix dépendra du budget et des systèmes et matériels existants. Par exemple, Hyper-V est disponible pour les systèmes d’exploitation Windows Server 2008 et ultérieurs. Il suffit d’installer le rôle sans achat de logiciel supplémentaire. Il est bon à savoir que si on achète une licence Windows Server 2008, on a droit gratuitement à une licence Windows Server 2008 virtuelle. On peut également utiliser d’autres systèmes de virtualisation tel que vmware. Il est multisystème : peut s’installer sur du Windows ou sur des serveurs de type Unix. Quant à Virtualbox de Oracle, il est surtout connu pour sa gratuité et sa facilité de déploiement tant sur les serveurs que sur les machines clientes. Pour Citrix, il est leader dans la virtualisation d’accès client avec le protocole ICA et l’utilisation de la couche Metaframe.
 

Économie du budget et performance optimisée

La virtualisation permet une économie non négligeable au niveau du budget informatique : au lieu d’acheter plusieurs serveurs, avec un seul serveur de virtualisation, on peut héberger des dizaines de serveurs virtuels. La gestion se trouve ainsi plus facile et le budget moindre. Les serveurs occuperont moins d’espace et les consommations électriques se trouveront diminuées. Un autre avantage de la virtualisation est l’optimisation des ressources systèmes : avec des serveurs physiques éparpillés, les CPU, les mémoires, les disques ne seront quasiment jamais sollicités au maximum. Ces ressources ne seront utilisées que par les besoins ponctuels des applications qui y sont respectivement installées. Par contre, avec la virtualisation de plusieurs serveurs installés sur un seul hôte, ces ressources seront optimisées, car on peut rajouter autant de serveurs virtuels jusqu’à saturation de ces ressources. De ce fait, le CPU peut être par exemple utilisé à 90% 24h/24, de même la mémoire et les disques. Par ailleurs, s’il y a des applications qui sont incompatibles à être exécutées sur un même serveur, avec un système de virtualisation, il suffit de les installer séparément sur différents serveurs virtuels et le tour est joué.

 

Gestion des serveurs virtuels et réduction des risques

La gestion se trouve grandement simplifiée, sachant qu’on peut éteindre, allumer, sauvegarder un serveur virtuel sans perturber le fonctionnement des autres machines. On n’a pas besoin de se rendre physiquement dans la salle serveur. Tout cela est faisable à distance au niveau de la machine hôte. Il est aussi possible de dupliquer une machine virtuelle existante pour en avoir deux pour un besoin de test ou de maquettage. De même, les upgrades ressources sont facilitées, car il suffit d’allouer les ressources souhaitées : rajout de mémoire, de CPU, de disque sans installation physique si le serveur hôte a des ressources disponibles. Si nécessaire, on peut déplacer un serveur virtuel d’un serveur hôte à un autre plus disponible.  Il est également possible de sauvegarder un serveur virtuel en faisant une capture instantanée ou snapshoot à chaud à l’aide de l’interface du logiciel de virtualisation ou à l’aide des scripts planifiés powershell pour les serveurs virtuels qui tournent sous Hyper-V. En cas de problème, on peut restaurer complètement le serveur virtuel : les risques inutiles seront ainsi évités : les temps de remise en service sont beaucoup plus courts qu’avec un serveur classique.
Enfin, l’atout majeur de la virtualisation est la suppression des effets de bord que l’on peut rencontrer sur un serveur classique, car les serveurs virtuels sont cloisonnés : la perte des services en cascade est impossible du fait du cloisonnement des rôles par machine virtuelle ; par exemple, l’application métier est hors service, mais cela n’empêche pas le bon fonctionnement de la messagerie, Internet, utilisation d’une autre application...